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Vous êtes un proche

Vous avez vu l’état du logement, et vous ne savez pas quoi en faire.

Cette page ne parle pas de nos prestations. Elle dit ce qui marche et ce qui casse tout, parce que la plupart des interventions qui échouent, échouent avant notre arrivée.

Ce qui aide, ce qui bloque

Ce qui aide

  • Parler de ce qui vous inquiète pour la personne — sa santé, sa sécurité — plutôt que de l’état du logement.
  • Proposer une aide concrète et limitée : « je peux faire venir quelqu’un pour la cave », plutôt que « il faut tout vider ».
  • Laisser la décision à la personne, même si elle met des mois à venir. Une intervention acceptée tient ; une intervention imposée se rejoue à l’identique deux ans plus tard.
  • Nommer un interlocuteur unique dans la famille. Trois proches qui appellent séparément produisent trois versions et aucune décision.

Ce qui bloque

  • Trier ou jeter en son absence, même avec de bonnes intentions. C’est ce qui rompt la confiance de façon durable.
  • Employer le vocabulaire de la saleté. Le syndrome de Diogène est un trouble, et la honte est déjà le principal obstacle.
  • Fixer une date sans son accord, en espérant qu’elle s’y fera.
  • Menacer d’un signalement pour obtenir un oui. Le signalement existe, mais c’est un dernier recours, pas un levier de négociation.

Qui contacter, selon la situation

Nous ne sommes pas le premier appel à passer. Dans la moitié des situations, un médecin ou un travailleur social débloque ce qu’aucune entreprise de nettoyage ne débloquera.

  • Il y a un risque pour sa santé ou sa sécurité

    Le médecin traitant

    C’est lui qui peut évaluer la situation médicale et enclencher un suivi. Il connaît souvent la personne depuis longtemps.

  • La personne est isolée et refuse toute aide

    Le CCAS de la Ville de Marseille

    Un travailleur social peut prendre contact progressivement, sans que la famille apparaisse comme à l’origine de la démarche.

  • Elle n’est plus en mesure de décider pour elle-même

    Le juge des contentieux de la protection

    Une mesure de protection (curatelle, tutelle) désigne un mandataire qui pourra autoriser l’intervention.

  • Elle est locataire et menacée d’expulsion

    Le bailleur, puis un travailleur social

    Un bailleur informé d’une intervention en cours suspend fréquemment la procédure. Le silence, lui, l’accélère.

  • L’immeuble est concerné (odeurs, nuisibles)

    Le syndic

    Il peut faire traiter les parties communes en parallèle, ce qui évite une recontamination et désamorce le voisinage.

  • Le logement est insalubre au sens réglementaire

    Le Service communal d’hygiène et de santé

    À saisir en dernier recours : la procédure protège l’occupant mais lui échappe complètement.

Et si la personne ne veut toujours pas ?

Nous n’intervenons jamais contre la volonté de l’occupant. Ce n’est pas une position morale, c’est une observation : un logement vidé de force se retrouve dans le même état en dix-huit mois, et la personne, elle, ne fera plus confiance à personne.

Ce que nous pouvons faire en attendant : échanger avec vous sans engagement, parler directement au tuteur ou à l’assistante sociale qui suit la situation, ou intervenir sur un périmètre restreint — une cave, un garage, une seule pièce — pour que la première expérience se passe bien. C’est souvent ce qui rend la suite possible.

Le temps que cela prend fait partie du travail. Nous ne relançons pas, et nous ne facturons pas les échanges.

Prendre contact

Vous n’avez rien à préparer. Appelez, on s’occupe du reste.

Vous n’aurez pas à décrire l’état du logement au téléphone si vous n’en avez pas envie. Dites-nous seulement où il se trouve et ce que vous cherchez à obtenir.

04 65 71 20 13

Lundi au samedi, 8 h – 19 h · prise d’appel 24 h/24

Ou faites-vous rappeler

AppelerRappel discret